Passé le lyrisme et l’emphase du premier article, je vous propose, extraite de mon dossier de financement, une petite présentation de
ma mission, des Karens, ainsi que de la promo des volontaires bambou 2008.
Ma mission
Le poste qui m’a été attribué pour l’année 2008 – 2009 est :
coordinateur de programmes de parrainage pour les Karens en Thaïlande et en BIrmanie, avec prospection en Birmanie.
Logement à Mae Sot ou dans les environs : ville située au nord-ouest de Bangkok à la frontière avec la Birmanie

Fondée au Laos par René PECHARD, en 1958, l’association Enfants du Mékong a pour objectif de venir en aide aux jeunes du Sud Est asiatique et leur famille, par le biais de parrainages individuels
ou collectifs.
Le système de parrainage scolaire permet de sauver le maximum d'enfants de la
prostitution, de la drogue, de l'enfer de la rue, du déracinement et de la décharge.
Les parrainages sont regroupés dans des programmes, que dirige un responsable
local, et que visite régulièrement le bambou (le volontaire) sur place
Ø La coordination
§ La coordination en Thaïlande :
Le volontaire, travaille
sur 13 programmes thaïlandais répartis sur une zone de 250 km
environ. La majorité d’entre eux concerne les enfants Karens des montagnes. Mais d’autres sont situés proches de Maesot, dans des villages hors des montagnes.
§ La coordination en Birmanie :
Le volontaire est
responsable de la coordination de l’ensemble des programmes de Birmanie. Il existe actuellement 13 programmes dans ce pays. Le volontaire en coordonne 12 directement :
Les tâches du
coordinateur
§ Gestion, suivi, et distribution des parrainages
§ Écoute des besoins éducatifs particuliers à la région. Le coordinateur réfléchit de concert avec les responsables
locaux sur les moyens à mettre en place pour y répondre.
§ Décisions concernant
la création, la poursuite, ou l’arrêt d’un programme de
parrainage.
§ Visite et rencontre des filleuls et des familles dans les programmes.
§ Vérification des comptes des programmes, de la régularité des courriers des filleuls et de la gestion saine des
programmes
§ Audit et conseils : rédaction de rapports pour les parrains et pour l’équipe du siège d’Enfants du Mékong,
soutien aux responsables locaux dans la gestion de leurs programmes
§ Représentation de l’association
auprès des responsables locaux et des visiteurs (parrains, donateurs, salariés de l’association en mission) qu’il accueille et accompagne dans leurs déplacements
§ Interlocuteur pour le parrain, relayé par le centre national en France.
Il répond aux questions soulevées par le Service Parrainage.
§ Aide et soutien aux actions d’aide et de développement mises en place pour les jeunes Karens par la Fondation
TBCAF (Tak Border Child Education Foundation) basée à Mae Sot.
Ø La prospection
Le lieu de la mission de
prospection
En Birmanie, où Enfants du Mékong a déjà ouvert quelques programmes de parrainages dans les trois dernières années.
Le but de la prospection
Se rendre auprès des Karens de Birmanie et y réaliser un « état des lieux », afin de déterminer, après concertation avec le
siège de l’association, l’opportunité et la nécessité d’ouvrir des programmes supplémentaires dans ces régions.
Histoire
Venus il y a très longtemps du nord de l’Asie, sans cesse repoussés, du Turkestan au désert de Gobi, puis au sud de la
Chine, et enfin en Birmanie et en Thaïlande, les Karens se sont installés des deux côtés de la frontière entre ces deux pays. Ils sont environ 4,5 millions en Birmanie
et 500 000 en Thaïlande (dont près de 100000 vivent dans les 8 camps de réfugiés ouverts en 1984), où ils constituent la plus importante
des tribus du Nord.
Mode de vie
Les Karens vivent en quasi-autarcie : ils tissent eux-mêmes leurs tenues traditionnelles et fabriquent un certain nombre d’objets
usuels en vannerie.
Par ailleurs, les Karens sont pacifiques, extrêmement accueillants, attachés à leurs traditions et à leur culture, et ont un grand
sens de la famille.
Habitat
La plus grande partie des populations Karen habite dans les montagnes, dans des villages reculés et isolés le long de la frontière
birmane. Ils construisent eux-mêmes leurs maisons (sur pilotis, en bois ou en bambou), dont ils doivent refaire le toit tous les deux ans.
Langue et Religion
Les Karens sont principalement animistes, et parlent la langue karen.
Et voici le cru EDM 2008, au complet ! A gauche Yves Meaudre, Directeur Général, et quatrième en partant de la droite :
François Foucard, Président. Le reste ? Une ribambelle de « bambous » venant tout juste de signer leur contrat !
Roulez jeunesse !
Sans oublier la fameuse couturière !...